Table ronde et kiosque pour la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation

Table ronde « La réconciliation d’hier à aujourd’hui »

Kuei, Kwey, Kwei, Kwe, Kwaï, Qey, Wachiya, Waachiya, Shé:kon, Ullaakkut, Ai, Bonjour!

Le NISKA est heureux de vous convier à la table ronde intitulée « La réconciliation d’hier à aujourd’hui » dans le cadre de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation qui se tiendra le 29 septembre de midi à 13h30 à la salle Pierre Bourgault (J-1450) du Pavillon Judith-Jasmin à l’UQAM.

Il nous fera plaisir de vous accueillir en présence de Marco Bacon, Directeur des relations avec les Premiers Peuples, pour ce moment d’échanges avec :

  • Pascale O’Bomsawin, représentante de la Nation abénakise, avocate à la retraite et diplômée de l’UQAM (1994).
  • Caroline Nepton Hotte, membre de la communauté ilnue de Mashteuiatsh, professeure régulière au Département d’histoire de l’art de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).
  • Véronique Basile Hébert, artiste de théâtre Atikamekw de la communauté de Wemotaci et professeure au département d’études littéraires à l’UQAM.
  • Suivi d’une lecture de poésie par Joséphine Bacon, Aînée en résidence.

La table ronde sera animée par Camille Ouellet, étudiante à la maîtrise en sciences des religions à l’UQAM.

Merci de remplir le formulaire d’inscription d’ici le 25 septembre 2025 : Formulaire

L’événement est gratuit et ouvert au grand public. Il sera également possible de nous rejoindre sur Zoom (un lien vous sera envoyé par courriel).

Au plaisir d’être ensemble pour cette occasion !

Kiosque

Le 29 septembre, le NISKA tiendra également un kiosque près de son local (A-M815) et de la cafétéria du pavillon Hubert-Aquin de 9h à 11h.

Nous y distribuerons des macarons et des signets pour commémorer cette journée importante.


Nous vous proposons ici un bref aperçu des points saillants concernant la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation – qui survient le 30 septembre de chaque année.

En bref :

En 2015, l’une des 94 recommandations du rapport final de la Commission de Vérité et Réconciliation (CVR) concernait la création d’une journée nationale visant la commémoration de l’histoire tragique des pensionnats autochtones et de leur héritage.

En 2021, avec le projet de loi C-5, le gouvernement du Canada a ajouté un congé national le
30 septembre afin de réaliser cette demande, et a statué que cette date serait désormais la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. Étant un jour férié fédéral, cette journée nationale vise à permettre aux travailleurs sous réglementation fédérale de réfléchir à l’héritage des pensionnats et aux enjeux touchant les peuples autochtones du Canada, et à participer à des activités éducatives et commémoratives. 

Avant la création de cette journée nationale, le 30 septembre était déjà la date de la Journée du chandail orange depuis 2014. Cette journée visait également à se souvenir et à honorer les survivants et survivantes des pensionnats autochtones, ainsi que leurs familles et communautés. Le symbole du chandail orange prend son origine avec l’histoire de la survivante Phyllis Webstad de la Première Nation Stswecem’c Xgat’tem. À son arrivée au pensionnat en 1973 lorsqu’elle avait 6 ans, Phyllis s’est fait retirer un chandail orange que sa grand-mère lui avait confectionné pour sa rentrée. Dans ce contexte, le chandail orange représente un symbole visant à sensibiliser la population canadienne à l’histoire des plus de 150 000 enfants Métis, Inuit et issus des Premières Nations qui ont été arrachés à leurs familles et placés dans des pensionnats visant leur assimilation, où plusieurs d’entre elles et eux ont subi des violences physiques, sexuelles et psychologiques. Ainsi, porter le chandail orange le 30 septembre ou à un autre moment, témoigne d’une solidarité envers les communautés autochtones qui subissent encore l’impact de ces pensionnats et du colonialisme canadien.

Pour en apprendre davantage sur ces discussions à propos de la réconciliation dans le contexte canadien, nous vous invitons à consulter les articles et ouvrages académiques suivant :

CORNTASSEL, Jeff, CHAW-WIN-IS, et T’LAKWADZI, « Indigenous Storytelling, Truth-telling, and Community Approaches to Reconciliation », English Studies in Canada, Vol. 35, no1, 2009, p. 137-159.

GAERTNER, David. The theatre of regret : literature, art, and the politics of reconciliation in Canada, University of British Columbia Press, Toronto, 2020, 320 p.

MONETTE-TREMBLAY, Justine. « La Commission de vérité et réconciliation du Canada : une étude de la sublimation de la violence coloniale canadienne », Revue québécoise de droit international / Quebec Journal of International Law / Revista quebequense de derecho internacional, Vol. 31, no2, (2018, p. 103 à 142.

NIEZEN, Ronald, et Marie-Pierre GADOUA, « Témoignage et histoire dans la Commission de vérité et de réconciliation du Canada », Canadian Journal of Law and Society, Vol. 29, no1, 2014, p. 21-42.